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Activité physique au travail : les repères de l'OMS

Santé au travail · 6 juillet 2026

Cage d'escalier photographiée d'en bas, à côté d'un plafonnier rond sur un mur sombre
Un escalier remplace l'ascenseur : dix minutes de mouvement ajoutées sans effort particulier.

La plupart des emplois se font maintenant assis, devant un écran ou au volant. Les employeurs le savent, et beaucoup cherchent des moyens de réintroduire du mouvement dans la journée de travail : pause active, parcours de marche, cours à l'heure du midi, tournoi interne. Avant de choisir une activité, il est utile de connaître les repères de santé publique qui définissent ce qu'est une activité physique suffisante. Cette page les présente et propose des pistes concrètes, sans conseil médical individuel.

Les repères pour les adultes de 18 à 64 ans

Selon les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, les adultes de 18 à 64 ans devraient pratiquer au moins cent cinquante minutes d'activité physique aérobie d'intensité modérée au cours de la semaine, ou au moins soixante-quinze minutes d'activité d'intensité soutenue, ou une combinaison équivalente des deux.

Ces chiffres ne se vérifient pas d'un seul bloc : l'activité aérobie peut se répartir en périodes d'au moins dix minutes. Pour un employé, cela signifie qu'une marche de dix minutes le matin, une autre à midi et une troisième en fin de journée comptent dans le total. L'intensité modérée correspond à un effort qui accélère la respiration sans empêcher de parler, comme une marche rapide ou un trajet à vélo à un rythme tranquille.

Le renforcement musculaire

Les recommandations ajoutent des activités de renforcement musculaire, à pratiquer au moins deux jours par semaine. Il s'agit d'exercices qui sollicitent les principaux groupes musculaires, comme des squats, des pompes, des exercices avec élastique ou avec charges légères.

Ces séances n'ont pas besoin d'être longues, mais elles doivent être régulières. Dans un milieu de travail, un petit programme de cinq à dix minutes, proposé deux fois par semaine dans une salle de réunion libre, peut suffire à répondre à cette partie des consignes pour ceux qui n'ont pas d'autre occasion de s'y mettre. Un employé qui travaille déjà debout et soulève des charges toute la journée a des besoins différents de celui qui reste assis huit heures de suite.

Pour les 65 ans et plus

Les mêmes seuils d'activité aérobie s'appliquent aux personnes de 65 ans et plus. Les recommandations ajoutent, pour celles dont la mobilité est réduite, des activités visant l'équilibre et la prévention des chutes, à pratiquer au moins trois jours par semaine. Ces consignes concernent aussi les travailleurs expérimentés, de plus en plus nombreux dans les équipes, et dont l'expérience mérite d'être préservée par une bonne condition physique.

Un employeur qui propose des activités adaptées à tous les âges, par exemple un parcours de marche accessible plutôt qu'une course, envoie un message d'inclusion. Il évite aussi d'exclure sans le vouloir ceux qui ne peuvent pas suivre un rythme soutenu.

Des idées compatibles avec une journée de travail

Plusieurs formules existent. Les pauses actives : cinq minutes d'étirements ou de marche toutes les heures, qui rompent la posture assise. Les déplacements : escaliers plutôt qu'ascenseur, réunions de marche, vélo ou marche pour le trajet quand c'est possible. Les séances collectives : un cours de yoga ou de mise en forme à l'heure du dîner, un défi de pas entre équipes. Les événements : un tournoi de volleyball ou de soccer, comme ceux décrits dans la page sur l'organisation d'un tournoi.

Le point commun est la régularité : une activité hebdomadaire qui devient une habitude vaut mieux qu'un grand événement annuel suivi de mois d'inactivité. Il est donc préférable de commencer petit et de s'appuyer sur ce qui existe déjà dans le milieu.

Le rôle de l'employeur

Un employeur peut faciliter l'activité sans l'imposer : aménager un espace, accorder un peu de temps, offrir des vestiaires, négocier des tarifs avec un centre sportif de la région. L'adhésion doit rester libre : une activité obligatoire peut être perçue comme une pression et produire l'effet inverse de celui recherché, en particulier chez les personnes mal à l'aise avec leur corps.

La santé physique est aussi liée à la santé psychologique. Un climat de travail sain, tel que décrit dans la page sur la santé psychologique, favorise la participation volontaire aux activités proposées. À l'inverse, une direction qui impose le sport tout en laissant la charge de travail augmenter donne l'impression de traiter les symptômes plutôt que les causes.

Précautions à connaître

Avant de commencer un programme d'effort, surtout intense, il est prudent de consulter un professionnel de santé, en particulier en cas de problème cardiaque, d'une longue période d'inactivité ou d'une blessure. Une progression graduelle, un échauffement et de l'hydratation limitent les risques de blessure, qui sont plus élevés chez les personnes qui reprennent brusquement après des années de sédentarité.

Les activités proposées en milieu de travail doivent aussi tenir compte des niveaux très différents des participants : une activité qui exclut ceux qui sont moins en forme manque son objectif, et elle peut créer des tensions dans l'équipe. Il vaut mieux proposer plusieurs formules, de la marche tranquille à l'entraînement plus soutenu, et laisser chacun choisir.

Un repère, pas une obligation

Ces recommandations sont des repères de santé publique, pas des obligations. Chacun peut en tirer ce qui lui convient, selon sa condition, ses goûts et son horaire. Les chiffres de cette page sont issus de la fiche encyclopédique consacrée à l'activité physique, qui renvoie aux travaux de l'organisation internationale de santé.

L'important n'est pas d'atteindre un seuil du premier coup, mais de bouger un peu plus qu'avant et de garder cette habitude. Une équipe qui y parvient ensemble y trouve aussi un bénéfice social : on se parle autrement en marchant qu'autour d'une table de réunion.

Questions fréquentes

Combien d'activité recommande l'OMS aux adultes ?

Au moins deux heures et demie d'effort modéré par semaine, ou une heure et quart d'effort soutenu, ou un mélange des deux.

Faut-il de longues séances ?

Non. On peut cumuler des périodes d'au moins dix minutes, ce qui s'accorde bien avec les pauses d'une journée de travail.

Le renforcement musculaire compte-t-il ?

Oui. Les consignes demandent aussi des exercices qui sollicitent les grands groupes musculaires sur deux jours ou plus chaque semaine.